Accueil > La Commission > Historique > Dates importantes
Cette loi introduisait juridiquement la notion de risque professionnel et reconnaissait à un travailleur accidenté le droit d'être indemnisé à la suite d'un accident du travail, sans que soit discutée la responsabilité de l'employeur ou qu'il y ait besoin de prouver sa faute. Les litiges étaient tranchés par les tribunaux de droit commun.
La Commission des accidents du travail ainsi créée était chargée d'appliquer la nouvelle loi sur l'indemnisation. Désormais, les litiges opposant les travailleurs et les employeurs étaient résolus par la Commission des accidents du travail, et non les tribunaux de droit commun. Quant à la loi sur l'indemnisation, elle introduisait pour la première fois un barème des incapacités permanentes.
Le gouvernement québécois sanctionne, en 1931, la Loi relative aux accidents du travail. Cette loi consolide les deux lois existantes, soit la Loi concernant L'indemnisation des accidents du travail et la Loi concernant la Commission des accidents du travail et marque la naissance d'un nouveau régime d'indemnisation.
Encore aujourd'hui, plusieurs font allusion au compromis de 1931 : les employeurs s'engagent alors à financer entièrement un régime d'indemnisation des travailleurs accidentés et, en retour, ils bénéficient d'un régime collectif d'assurance-responsabilité sans égard à la faute. Ce régime collectif constitue une protection puisque, désormais, les employeurs ne peuvent plus être poursuivis individuellement devant les tribunaux par des travailleurs ou des travailleuses accidentés.
Donc, la loi de 1931 introduit le principe de la responsabilité collective des employeurs sur la base de la notion de risque professionnel. Et, pour la première fois au Québec, les employeurs cotisent à une mutuelle d'assurance dont les fonds sont destinés à verser rapidement des indemnités.
Finalement, cette loi innove en créant une section relative aux maladies professionnelles. On y retrouve une présomption de relation entre la maladie dont est atteint le travailleur et le genre de travail qu'il exerce. En l'absence d'application de la présomption, le travailleur peut néanmoins démontrer que sa maladie est reliée aux risques de son travail.
Cette loi donne suite aux recommandations d'un livre blanc publié en 1978 et qui met l'accent sur l'urgence d'agir, notamment en matière de prévention.
Cette loi vise non seulement à compenser financièrement les pertes subies par le travailleur ou la travailleuse victime d'une lésion professionnelle, mais surtout à le ou à la réadapter dans la mesure du possible et à permettre son retour au travail.
L'adoption de cette loi de 600 articles a été précédée de larges consultations et a donné lieu à de longs débats en commission parlementaire. La LATMP innove dans plusieurs domaines, entre autres :
Un des changements les plus importants apportés par la LATMP lors de sa mise en vigueur (le 19 août 1985) est sans doute le fait qu'il devient possible de contester toutes les décisions de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) devant un organisme indépendant, soit la Commission d'appel en matière de lésions professionnelles (CALP).
De plus, la plupart des décisions rendues concernant l'application de la LATMP et de la LSST peuvent être révisées devant un bureau de révision de la CSST, puis faire l'objet d'un appel devant la CALP. Ce tribunal a alors le pouvoir de rendre une décision finale concernant la question en litige.
Créée à la demande des parties patronales et syndicales, la CALP est indépendante de la CSST et relève du ministre de la Justice.
Cette loi a aboli les bureaux de révision paritaire et a remplacé la Commission d'appel en matière de lésions professionnelles par la Commission des lésions professionnelles. Elle a introduit le paritarisme non décisionnel au sein du tribunal de dernière instance et elle a clairement encadré l'exercice de la conciliation à la CLP. La Commission des lésions professionnelles relève du ministre du Travail.
CLICHE, B., LAFONTAINE, S., MAILHOT, R., Traité de droit de la santé et de la sécurité au travail,
Les Éditions Yvon Blais, Cowansville, 1993, 563 p.
DION, Gérard, Dictionnaire des relations du travail, Québec, Les presses de l'Université Laval, 1986, 994 p.
PONTAUT, Alain, Santé et sécurité, Un bilan du régime québécois de santé et de sécurité du travail,
1885-1985, Montréal, Les Éditions du Boréal Express, 1985, 249 p.
Accès à l'information - Commentaires et suggestions - Foire aux questions
Politique de confidentialité - Réalisation du site Internet - Accessibilité
Date de mise à jour : 28 novembre 2011